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Y . de Saint-Front

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Biographie

Naissance à Paris le 23 mars 1928, d'Yves de Saint-Front, fils du peintre de marine et navigateur solitaire normand, Durand de Saint-Front, alias Marin Marie. Yves est l'aîné d'une famille de trois enfants. Dès sa plus jeune enfance, sa mère l'emmène au musée du Louvre où il est impressionné par Rembrandt, Goya, Ingres et par l'Homme au gant de Vélasquez. Il commence son apprentissage à l'aquarelle et à la gouache selon la méthode de son père ; en 1943, il lui emprunte des tubes d'huile et fait ses premiers essais de portraits et natures mortes à Saint-Hilaire-du-Harcouët, ainsi qu'à Chausey.

1945 - Il prépare les Beaux-Arts et fréquente l'atelier d'Yves Brayer à la Grande Chaumière où il fait la connaissance de Pierre Fustenberger et de Pierre Cabannes, massier à l'époque.

1947 - Il est admis aux Beaux-Arts dans l'atelier de M. Jean Souverbie qui enseigne l'art des maîtres contemporains (Braque, Picasso, Matisse) ainsi que les primitifs. Il visite les musées parisiens dont le Louvre, et les maîtres de la tradition chrétienne comme le maître de la Pietà d'Avignon ; à l'occasion des grandes expositions montées après-guerre, il découvre Van Gogh, Gauguin, Degas, Toulouse-Lautrec, ainsi que les impressionnistes.

1948 - En novembre, voyage au Maroc effectué en famille au départ de Chausey, Lisbonne-Casablanca à bord de l'Ariel, voilier de 17 m conçu pour la compétition. Retour en juillet, août par Madère sur Chausey.

1949 - A la fin de l'année, il séjourne à Bruxelles chez Francis et Suzanne André. Dessinateur, machiniste et poète, Francis André réalisera des décors pour les ballets de Maurice Béjart à l'Opéra de Bruxelles.

1951 - Après avoir fait son service militaire en 1950, il voyage en novembre et décembre 1951 de Casablanca à Monaco comme équipier de son père sur le Carola, goélette de 300 tonneaux. Lors d'une escale à Barcelone ils visitent le musée d'Art Roman.

1952 - Il décore avec son ami Pierre Furstenberger la salle à manger de Madame de Toulouse-Lautrec, sœur de Louise de Vilmorin. En été, il se rend à la Chapelle de Vence et reste dans la région jusqu'au mois de novembre.

1953 - Sur la demande de Mapie de Toulouse-Lautrec, il peint murs et portes de sa chambre, participe à la recherche du mobilier et prépare un carton de 3,50 m x 3,50 m pour la réalisation d'un tapis. L'ensemble sera reproduit sur la couverture et dans un article de la revue Plaisir de France de mars 1957. Au 102 de larve du Faubourg-Saint-Honoré, dans la mansarde de Michel-Claude Touchard, il retrouve ses amis pour écouter de la musique. Il y réalise également des études et commence à peindre le soir des cafés parisiens.

1954- il séjourne plusieurs mois à Chausey et lorsqu'il rentre fin octobre à Paris, il s'associe à une entreprise de peinture en bâtiment qui lui permet de gagner sa vie jusqu'en juin 1955. Il réalise cette année portraits, études, travaux de décoration et continue à peindre en hiver, dans la rue, les cafés de nuit. Il projette avec Gilles Artur d'effectuer une expédition aux Vanuatu. Nouvelles-Hébrides, en armant un ancien chalutier de Cancale. mais le principal mécène les abandonne.

1955 Première exposition en juin, à la galerie Jean Rémon, bd Malesherbes à Paris, où il présente une trentaine de peintures : portraits, paysages de Chausey, cafés de nuit, vues de la fenêtre du 102 Faubourg  Saint-Honoré. Il reçoit les encouragements de Jean Souverbie. Il expose cette même année au Salon de la Marine et obtient une motion de félicitation du Jury. Invité à Tahiti par son oncle l'amiral Durand de Saint Front, il arrive à Papeete au début du mois de décembre 1955.

1956 - Il séjourne d'abord sur la côte ouest puis à la pointe Vénus chez le peintre Jean Masson : en juin, il expose au Cercle Polynésien situé à l'hôtel Stuart. Accueilli par la famille Teo Ananiaa, il vit trois mois et demi sur l'atoll d'Anaa où il fait la connaissance d'un vieux missionnaire, le Père Materne-Cevaëre — rencontre qui marquera sa vie spirituelle. De retour à Tahiti le 6 octobre, il s'installe à Papeete à l'hôtel Gabert jusqu'au 2 novembre, date à laquelle il embarque sur le Tahitien pour rejoindre la France. Après avoir retrouvé sa famille à Paris, il se rend fin décembre à Chausey. Ce séjour lui a permis de se confronter à la lumière extérieure, selon le principe des impressionnistes. Il peint à l'huile Paysages, portraits, vie quotidienne des habitants, ne faisant aucune concession à l'exotisme et la littérature. Attentif à sa recherche sur la couleur et la lumière, ses compositions restent classiques.

1957- Dès janvier, il travaille dans l'atelier de son père où il prépare une exposition pour la galerie Chardin. Il renonce à travailler sur Tahiti et Anas dont les études ne peuvent servir à distance et valent mieux que tout ce qu'il tente de faire. Exposition à la galerie Chardin, rue de Seine. Paris, au mois d'octobre. En fin d'année, il est embauché dans l'atelier de décoration de Jean-Jacques Charrier.

1958- En juin, à l'occasion d'une retraite à l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire, il prend contact avec un frère qui a participé à la réalisation des verrières en dalles de verre du réfectoire moderne. En juillet, il revient aider le frère à réaliser des cartons (dessins grandeur nature des panneaux qui composent le vitrail), et mettre en place une rosace dans une église de la région. Il abandonne l'atelier de décoration parisien, fin décembre.

1959- Il accepte, à Pâques, le poste de surveillant et professeur de dessin au collège de Pontlevoy, près de Bloy, ce qui le rapproche de Saint-Benoit où il se rend régulièrement. Il y met au point un système de visionnage en même temps qu'il fabrique les panneaux de dalles de verre. Pendant les vacances scolaire le père Delaby lui propose de réaliser les vitraux pour la chapelle de Chausey dont les verrières ont été en grande partie détruite pendant la guerre.

1960- Il démissionne du collège de Pontlevoy et accepte en début d'année l'offre du monastère de Saint Benoît qui l'embauche à mi-temps comme conseiller artistique, magasinier, coupeur de verre ; il pourra ainsi entreprendre les maquettes des vitraux de Chausey. Peu après, Louis-René Petit, jeune maître verrier, sera embauché. Yves de Saint-Front y travaillera jusqu'en juin 1967. Inauguration en juillet des vitraux de la Chapelle de Chausey ; six fenêtres figuratives de 2,70 m² chacune. Les thèmes ont été décidés par le père Delaby et la disposition iconographique a été mise au point avec le frère Hugues Rettel. A la fin de l'année, chez Francis et Suzanne André à Bruxelles, il rencontre sa futur épouse, Isabelle Wolf, professeur de dessin et peintre dont la mère Renée Catteau-Wolf est la sœur de Suzanne André.

1962 - Il se marie en avril à l'abbaye de Saint-Benoît. Parallèlement à son emploi, il est maquettiste d'un certain nombre de chantier. Amillis, Seine-et-Marne, église du XIIIe siècle, quatre fenêtres en dalles de verre, figuratives et non figuratives (100 m²)

1963 - Boffres, Ardèche, chapelle romane, vitrail en dalles de verre, non figuratif. Naissance en janvier de leur fils, Pierre.

1964 - Forari, aux Nouvelles-Hébrides, église œcuménique, vitraux en dalles de verre, semi-figuratifs, thèmes symboliques (200 m²). Naissance en mai de Martin. Décès de Renée Catteau-Wolf.

1965 - Le Mans, église moderne Saint-Aldric, vitraux en dalles de verre, non figuratifs (200m²). Exposition à la galerie l'Angle Aigu, Bruxelles.

1966 - Naissance en mai de leur fille, Marguerite. Pavillon-sous-Bois, banlieue est de Paris, vitraux en dalles de verre avec parties figuratives (400 m²). Vezins, Manche, vitraux plombs et grisailles pour le chœur et les transepts, thèmes figuratifs. Église moderne d'Alboussière, Ardèche, vitraux en dalles de verre, non figuratifs. Piace, Orne, vitraux en dalles de verre figuratifs et non figuratifs. Saint-Bernard Abbey, Alabama, USA, porche de l'église abbatiale, vitraux en dalles de verre et époxy, non figuratifs.

1967 - Cathédrale de Papeete, trois fenêtres en dalles de verre pour le porche d'entrée, non figuratifs, (30 m²). A la fin de l'année, il est sur place pour en diriger la pose.

De 1964 à 1966, il exécute également quelques cartons de tapisserie, l'un d'eux est réalisé dans l'atelier de Raymond Picaud à Aubusson. Encouragé depuis plusieurs années par son ami Gilles Artur, directeur du musée Gauguin de Tahiti, à passer une année sabbatique en Polynésie, il prend la décision de partir en 1967

1967 - Au mois de juin, il embarque sur le Tahitien, paquebot des Messageries maritimes, avec sa femme et ses trois enfants ainsi que trois vitraux figuratifs en dalles de verre pour la façade ouest de la cathédrale de Papeete. Accueillis par Gilles Artur, ils vivent sept mois à Papehue, Paea, à 19 km de Papeete. Il reprend la peinture quelque peu délaissée pour le vitrail et travaille comme le premier séjour, à l'extérieur. Bien que son œuvre conserve une facture classique, sa maîtrise de l'espace et de la lumière acquise par sa pratique du vitrail le conduisent à approfondir ses études de composition.

1968 - En février, la famille se fixe à Vaitape, à Bora Bora. Il travaille à l'huile d'après nature et réalise les portraits de voisins. Exposition en juin à la galerie Winkler, Papeete, d'études d'après nature et de portraits. En juillet, il reçoit Suzanne André puis Louis et Annette Kaufman.

1969 - Au printemps, il reçoit la visite de ses parents. Son épouse et leur fille partent au mois de novembre séjourner en Belgique et Yves de Saint-Front quitte Bora Bora pour s'installer à Paea. Exposition en décembre chez Gérard Guyot, à la galerie Matamua. Il présente essentiellement des compositions à la tempera sur panneaux de contreplaqué.

1970 - Naissance à Papeete au mois d'avril de leur fils, Paul.

1971 - Après avoir déménagé successivement trois fois, la famille s'établit à Paea dans la maison qu'il a construite selon ses plans, et qui comprend un atelier au premier étage. Vingt-huit peintures qui attendent dans un atelier d'encadrement en vue d'une exposition au musée Gauguin brûlent dans l'incendie d'un quartier de la ville. Le musée Gauguin de Tahiti, lui consacre en février et mars une rétrospective qui couvre la période 1949-1969.

1972 - Sur la demande de Mgr Coppenrath, il réalise le Chemin de Croix de la cathédrale de Papeete. se rend à Paris en juillet-août et, initié par Henri Duprest, il effectue des travaux de lithographie dans son atelier. Il tire quatre lithographies de sujets tahitiens.

1973 - Exposition en décembre, à la galerie Matamua de son œuvre peinte ainsi que de sculptures sur bois polychromes. Durant cette période, il juxtapose les sujets sans perspective sur un décor naturel à la manière de certaines œuvres murales ou tapisseries. Son style semble proche de la peinture naïve. Il encadre une composition avec des sujets en bandes verticales et horizontales, comme on peut le voir dans les icônes et les peintures primitives italiennes, ou il se contente d'une bande horizontale narrative, comme c'est le cas du Chemin de Croix.

1974 - Fuyant le trafic croissant de l'unique route de l'île, il se lance une nouvelle fois dans la construction d'une maison à Moorea où la famille emménage en juin. Il séjourne juillet et août à Chausey où il exécute les moulages en résine transparente de la sculpture en bois de la Tahitienne au paréo blanc. Exposition à la galerie Régine Lussan, rue de l'Odéon à Paris, où il présente la série d'études faite à Chausey.

1975- Exposition en décembre à la galerie Matamua. De passage à Tahiti, Paul Guimard visite l'exposition et l'encourage à suivre cette évolution, alors que certains collectionneurs semblent déconcertés par ses nouvelles compositions.

1976- II réalise deux peintures murales marouflées sur toile d'une surface totale de 35 m² environ pour le musée de Tahiti et des îles. Son refus de distinguer le travail de décoration du travail de peinture, qui l'a conduit à adopter une perspective infinie, ainsi qu'à introduire la bande narrative, le mène durant ces trois dernières années passées à Tahiti à marier imagination et observation. Ainsi, les images de la vie ordinaire tirées de son observation sont introduites séparément dans un élément de la nature qu'il utilise comme une toile de fond.

1977 - Ayant projeté d'écouler une année sabbatique en France, il quitte Tahiti avec sa famille au mois de juin ; ils prolongeront toutefois leur séjour parisien et les six membres de la famille ne se réuniront plus à Tahiti.

1978 - Sous la direction de Roland Mottay, il tire à l'imprimerie Arte deux grandes lithographies de thèmes tahitiens, en choisissant le principe de l'encadrement du sujet par des bandes narratives. Il travaille dans l'atelier parisien de Marin Marie et réalise une série de natures mortes, de portraits et de peintures ayant pour sujet le jardin vu de la verrière de l'atelier. Il travaille également à Chausey où il séjourne fréquemment.

1979 - Il accompagne à Nice Gérard Guyot et sa famille venus de Tahiti pour y acheter un logement. Celui-ci se décide pour une maison située dans les collines de Saint-Pierre-de-Féric, et propose à Saint-Front d'investir les lieux en attendant leur déménagement. Exposition en août à l'Orangerie du Sénat à Paris où il présente le travail réalisé depuis son retour en France, à Chausey et Paris. Exposition en octobre, aux Édifions Maritimes et d'Outremer, rue Jacob à Paris, d'une trentaine de peintures et compositions réalisées aux îles Chausey, ainsi que de quelques compositions à la tempera expédiées de Tahiti. Il vend presque la totalité de sa production chausiaise. Il commence au mois de Juillet et à déménager et effectue en même temps des travaux dans la maison niçoise qui lui est prêtée.

1980- Il aménage son atelier dans le prolongement de la maison terrasse qui domine la ville et se met à travailler sur les hauteurs de la vallée. Il monte en décembre une exposition à son domicile niçois.

1981 - Après de vaines démarches administratives, il renonce à construire à Nice, et soucieux de la scolarité de ses enfants, il abandonne également l'idée de s'établir à Tahiti. Avec l'aide de son ami Jean-Pierre Zingg, il achète en juillet, à Trie Château dans le Vexin normand, une maison délabrée qu'il n'aura de cesse de rénover. Désormais, il se partagera entre Chausey et son atelier du Vexin.

1982 - Il se remet au travail dès qu'il peut dans ce nouvel environnement.

1983 - Il passe l'automne à Chausey. Rencontre Yvon Lecorre et Gilbert Hurel.

1984 - Exposition en avril à la galerie Drouant, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris, des temperas acryliques sur toile de Chausey et Trie-Château. De l'automne 1984 jusqu'au printemps 1985, il travaille dans la petite maison Robin à Chausey et réalise une œuvre où il mêle observation et imagination.

1985 - Exposition à Sèvres, chez Christine et Claude Aycoberry. Il part en mai à Tahiti, séjournera six mois dans le district de Papeari où Isabelle Wolf le rejoint pendant les vacances scolaires. Convié selon l'usage tahitien à se joindre à un tamaraa, ou fête, il observe l'accueil traditionnel d'une communauté où préside des valeurs évangéliques. Ainsi, le himaa, ou repas, devient une manière de partager avec l'étranger la nourriture en appelant la bénédiction divine sur tous les assistants. Réalisant une série de peinture sur ce sujet, il s'intéresse dans la majorité des compositions, à la lumière artificielle à l'intérieur d'une maison (lumière artificielle occasionnée par une véranda en plastique vert). Il revient aussi à des compositions par élément en traitant le fond de ses peintures par des aplats de couleur et en délaissant l'élément figuratif qu'est le paysage (Christ à la tortue) .

1986 - De retour en France, il entreprend encore des travaux à Trie-Château et à Chausey. Exposition à l'hôtel Beachcomber, Tahiti. Quatre-vingt-dix peintures sont présentées, dont une trentaine réalisée entre 1969 et 1977, et une partie en 1985.

1987 - Maladie de son père qui décède le 11 juin. Année éprouvante qui s'achève le 26 décembre par le décès sa mère.

1988 - Il voyage en famille en Espagne, se rend à Salamanque pour assister aux vœux religieux de son fils Martin.

1989 - Entraîné par Gilles Artur, il fait avec son épouse un voyage d'étude et d'agrément en Italie où ils visitent Florence, Sienne.

1990 - Invité par Jean-Pierre Fourcade à séjourner aux Tuamotu, il travaille avec son épouse dans la ferme perlière d'Aratika aux mois de septembre et d'octobre. Dans le cadre de l'Atelier des topiques du musée Gauguin, il continue à peindre en novembre et décembre à Papeari. Il réalise des peintures à l'acrylique et à l'huile où il donne toute liberté à son observation. Il effectue une importante série de tableaux du lagon d'Aratika, en se concentrant toujours sur le même thème : l'activité humaine série qu'il pourra achever en atelier grâce à la connaissance qu'il a des mers du sud.

1991 - Dès son retour, il prépare une exposition chez Jeannie Thouars, rue Bonaparte à Paris, où il présente en février des peintures de grand format à la tempéra acrylique sur Chausey. En avril, il retourne à Aratika pendant une quinzaine de jours, puis il prolonge jusqu'au 29 juillet son séjour polynésien à l'Atelier des tropiques où son épouse le rejoint. A la fin de l'année il aménage un nouvel atelier dans la maison familiale de Chausey qui a été divisée par la succession.

1992 - Isabelle Wolf monte en juin une double exposition à leur domicile de Trie-Château.  Alors qu’elle présente son œuvre au premier étage, Yves de Saint-Front ouvre les portes de son atelier. Dans un climat chaleureux,ils reçoivent pendant trois jours une trentaine d'amis et clients.

1993 - Avec le frère Hugues Rettel, il met en œuvre et réalise sur place les vitraux de la chapelle du Prieuré de Saint-Benoît à Chérence ; huit fenêtres figuratives d'environ 1,60 m² chacune. Il conçoit en automne les maquettes du livre des Carnets de dessins de Marin Marie qui est publié en fin d'année par la maison d'édition Octavo.

1995 - Il travaille sur les études de portraits et de pêche de Tahiti.

1996 - En mai, à la Péniche 6-8 située en face de Notre-Dame a lieu le vernissage d'une exposition montée pour la signature du livre Chausey - Imago Mundi. Publié par la maison d'édition Octavo, l'ouvrage est illustré par son œuvre, le texte est écrit par Alain Hervé. A l'occasion de l'exposition Marin Marie, inaugurée au musée Gauguin en septembre, il fait le voyage pour Tahiti et séjourne jusqu'au 21 octobre à l'Atelier des tropiques avec Isabelle Wolf. Au même moment, la galerie du Vaima à Papeete lui consacre une exposition. Lors d'une escale à Los Angeles, ils rendent visite à Annette Kaufman.

1997 - Il travaille les études de Tahiti dans son atelier de Chausey. Voyage d'Isabelle Wolf à Tahiti en décembre pour une exposition de ses œuvres à la galerie du Vaima. Son fils Martin l'accueille au séminaire de Faaa. Elle parvient à photographier une série de peintures destinées à ce livre. Hospitalisée à son retour en France, elle succombe à son mal le 23 mai 1998.

1999 - II quitte sa demeure du Vexin et s'installe à Pleudihen sur la Rance, près de sa fille Marguerite Gaboriau. Avec l'aide de son gendre, charpentier de marine, il se lance une nouvelle fois dans la restauration d'une maison où il prévoit son atelier.

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